Lettre d'information du Réseau Environnement Santé

Nouvelles données sur le Bisphénol A : il favorise le développement d’un cancer spécifique de l’enfant, le neuroblastome. Nouvelle importante car le cancer de l’enfant progresse régulièrement de 1% en Europe depuis 30 ans selon une étude du CIRC parue en 2004.
source: http://www.reseau-environnement-sante.fr/



Lettre d'information du Réseau Environnement Santé

Deux autres études montrent un effet sur le développement neurologique. L'une porte sur le rat et l'autre sur le singe. Elles montrent des effets à des doses plus faibles que la DJA (Dose Journalière Autorisée). Ce sont là des arguments de poids qui devraient amener l’AFSSA, et son homologue européenne, à revoir leurs positions et à informer Mme Bachelot.

Le RES sera reçu par la directrice de l’AFSSA, Mme Briand, le 7 mai prochain. Et c'est évidemment le point que nous allons aborder avec elle : Comment se fait-il que l’AFSSA ne respecte pas les règles de bonnes pratiques en matière d’évaluation des risques ?

Ces règles prévoient que l’on définisse les normes en prenant les effets chez l’animal, et en appliquant la règle qui veut que le nourrisson soit plus sensible que l’adulte, et l’espèce humaine plus sensible que le rat ou la souris.

Le site Rue 89 a commencé à donner une explication : plusieurs membres du comité qui a pris la décision sont en situation de conflit d’intérêt évident. Quand on travaille pour Arkema, fabricant de polycarbonate, première source de Bisphénol A, il y a manifestement un conflit d’intérêt. L’article L1323-9 du Code la Santé Publique indique « Les membres des commissions et conseils siégeant auprès de l’agence ne peuvent [...] prendre part ni aux délibérations, ni aux votes de ces instances s’ils ont un intérêt direct ou indirect à l’affaire examinée». La délibération de l'AFSSA concernant le Bisphénol A doit donc être annulée.

La décision de la Mairie de Paris d’abandonner les biberons à base de BPA montre que la société a compris qu’il est invraisemblable de continuer à intoxiquer quasiment tous les nourrissons avec un perturbateur endocrinien comme le BPA.

Ce n’est qu’une première étape, car la contamination de l’enfant se fait par sa mère, comme le montrent des dizaines d’études menées chez le rat, la souris et le singe. On n’arrive pas à imprégner 93 % de la population (comme c'est le cas aux Etats-Unis) sans que les sources soient multiples.
C’est aujourd’hui la priorité : une contamination zéro.

Le Réseau Environnement Santé a été lancé il y a un mois exactement. Pour la première fois des ONG écologistes, des associations de scientifiques, de professionnels de santé et de malades se sont unies sur un objectif commun, celui de mettre la question environnement santé au coeur des politiques de santé et d'environnement. A cette occasion a été lancée une campagne pour demander l'interdiction du BisPhénol A dans les plastiques alimentaires, car cette affaire est emblématique des enjeux actuels. Un premier objectif a été atteint. En un mois, le Réseau a été identifié par les médias, mais aussi par de nombreuses associations et de citoyens comme porteurs d'une logique nouvelle.

En ce qui concerne le BisPhénol A, la situation change aussi, puisque un certain nombre d'industriels ont annoncé qu'ils retiraient les biberons en BPA du marché. La déclaration de Madame Bachelot sur l'existence d'études fiables concluant à l'innocuité du BisPhénol A n'en est que plus stupéfiante, car c'est l'inverse qui est vrai. Les données scientifiques s'accumulent pour montrer que le BPA représente un problème majeur de santé publique, mais ce n'est visiblement pas suffisant. Il faut donc que la mobilisation citoyenne continue pour faire interdire le BPA dans les plastiques alimentaires et notamment la cyberaction 304. La contamination n'est en effet pas uniquement liée aux biberons. Elle touche quasiment toute la population et notamment les femmes enceintes qui contaminent ainsi leur enfant via le lait maternel. On notera le silence assourdissant de l'Agence de sécurité sanitaire responsable, l'AFSSA qui depuis un mois n'a rien trouvé à dire sur le sujet. Le RES a écrit à la directrice de l'AFSSA. Aucune réponse à ce jour. Devant de tels dysfonctionnements, le RES demande un rendez vous à la Ministre de la Santé.

Le Plan National Santé Environnement fournit une autre occasion d'agir pour avoir des politiques publiques moins timorées et moins soumises à l'influence des lobbies économiques. Nous avons caractérisé ce plan comme un « plan pour les années 2010 avec les idées des années 70», c'est à dire un plan qui ne s'appuie pas sur le principe de précaution. Il va donc falloir se mobiliser pour obtenir un Grenelle Environnement Santé. Par contre, le Plan Cancer semble tenir compte de notre demande d'un volet environnement.

Notre ambition est grande, mais ces résultats acquis en à peine un mois montrent qu'il est possible de faire changer les choses.

Il y a un an, Jean Huss, député au Conseil de l'Europe à Strasbourg et membre de la commission de l'environnement, a été chargé de rédiger un rapport Environnement et santé: pour une meilleure prévention des risques sanitaires liés à l'environnement.
Après une série de d’auditions d’experts, de médecins et scientifiques, et l’organisation d’une conférence scientifique relative aux maladies environnementales, le rapport a enfin été voté à Paris le 13 mars 2009 et adopté à l’unanimité.

Jean Huss explique : « Il s’agit d’une étape importante pour la reconnaissance des maladies liées à la pollution environnementale. L’important maintenant, c’est de continuer à lutter pour de meilleures réglementations en matière de polluants, comme les métaux lourds, les pesticides ou autres contaminations chimiques et électromagnétiques qui nous entourent à chaque instant de notre vie. La directive REACH est certes un premier pas dans la bonne direction, mais d’un autre côté beaucoup trop faible et limitée et malheureusement un exemple où une chance historique a été sacrifiée aux intérêts des industries ».

Le rapport invite le Conseil des Ministres du Conseil de l’Europe et les 47 gouvernements des pays membres à suivre les recommandations du rapport relatives au principe de précaution, à des politiques globales véritables de prévention, à la nécessité d’une expertise indépendante et contradictoire, à la reconnaissance des maladies environnementales et de la médecine de l’environnement.

Le Rapport Huss dans son intégralité :
Environnement et santé: pour une meilleure prévention des risques sanitaires liés à l'environnement
Recommandation 1863 (2009)

source: http://www.reseau-environnement-sante.fr/

Dimanche 26 Avril 2009
Alessandra Buronzo


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