Le Réseau des Grands Sites de France encourage ainsi les modes de déplacements qui ont uniquement recours à l’énergie humaine (marche à pied, vélo) mais aussi les modes de transports motorisés les plus respectueux de l’environnement, tels que les transports collectifs, le covoiturage et l'auto-partage.
Ces actions, particulièrement nombreuses l’été, permettent de sensibiliser le grand public à des pratiques de mobilité durable et à une découverte plus douce des richesses des territoires qu’ils visitent.
· Agir pour préserver les paysages et donner envie de les découvrir autrement
- Limiter les aménagements au coeur des sites
Le premier enjeu de l'écomobilité pour les Grands Sites, sites classés protégés pour leur valeur paysagère, est de limiter au maximum les aménagements au coeur des sites et à leurs abords.
Souvent isolés, mal desservis ou non reliés aux systèmes de transports en commun, l'accès aux Grands Sites se fait quasi exclusivement en voiture individuelle, ou en autocar et nécessite donc beaucoup de voirie et d’aménagements qui ne sont pas sans impacts paysagers et environnementaux.
- Découvrir les sites dans des conditions optimales
Le deuxième enjeu est d'offrir aux visiteurs une opportunité de découvrir le site autrement, et de savourer les paysages plus lentement et de mieux se pénétrer de l’esprit des lieux.
- Proposer des séjours sans voiture !
Le dernier enjeu est aussi de pouvoir offrir aux citadins d’autres moyens d’accès que la voiture. L’objectif est que les visiteurs non motorisés puissent s'évader un week-end à la campagne et trouver les informations nécessaires aussi facilement que pour passer quelques jours dans les grandes villes françaises ou européennes.
· L’écomobilité dans les Grands Sites : des exemples à suivre
Pour préserver l’environnement, l'esprit des lieux et la qualité de la découverte, des actions en faveur de
l’écomobilité sont menées un peu partout dans les Grands Sites.
- Préserver les sites en réglementant l’accès des voitures individuelles !
Les gestionnaires cherchent à limiter l'impact de la fréquentation et la présence de voitures dans ces sites protégés. Certains sites interdisent ou règlementent très fortement l’accès des voitures individuelles et proposent des solutions alternatives comme la mise en place de navettes pour acheminer les visiteurs aux sites. Ces mesures sont au final très souvent plébiscitées car elles sont efficaces (baisse significative des émissions de CO2) et améliorent les conditions de visite.
En parallèle de la mise en place de ces navettes, des parcs de stationnement sont désormais aménagés à l’extérieur des sites la plupart du temps. Le Grand Site de Saint-Guilhem-le-Désert, Gorges de l'Hérault propose à ses visiteurs des navettes gratuites tout l’été, créées en partenariat avec Hérault Transport, et en lien avec les offres de transport développées par la région Languedoc-Roussillon. Ces lieux de détente, de loisirs et de tourisme sont désormais accessibles autrement que par la voiture.
En 2011, près de 97 000 passagers ont utilisé cette navette estivale (soit une augmentation de 158% par rapport à 2010).
Le Grand Site de la Vallée de la Clarée a également élaboré un système de navettes dès 2003 et réglementé les accès pour mieux gérer les flux touristiques et limiter le stationnement anarchique.
Les utilisateurs de la navette sont chaque année plus nombreux. La baisse des émissions de CO2 est estimée à
75,6T et la baisse du trafic moyen journalier d’environ 300 à 350 voitures.
Le Lac des Bouillouses, de par sa qualité paysagère et son accès facilité par une départementale souffrait énormément d’une fréquentation automobile mal maîtrisée. Au début des années 2000, des parkings ont ainsi été aménagés en dehors du site classé avec en saison estivale l’obligation pour les visiteurs d’y stationner et de monter au lac par un système de navettes payantes ou par les télésièges et sentiers pédestres balisés.
Après 11 ans de fonctionnement, les effets bénéfiques de cette opération peuvent être constatés voire mesurés : déchets limités et centralisés dans des conteneurs spécifiques, pelouses préservées, bruit et pollution en net recul, esthétisme et calme du site retrouvés, faune et flore préservées. Ce mode de desserte estivale laisse apparaître à ce jour une quantité globale de CO2 émise, plus de 2 fois moins importante que par le passé (de
240T avant les années 2000 à 114T en 2011)!
Le Grand Site du Massif du Canigou a ainsi réglementé l’accès au refuge des Cortalets, au pied du sommet et mis en place des navettes en attelage l’été depuis 2005. Il travaille avec des transporteurs privés, des âniers et des accompagnateurs pour acheminer les visiteurs dans le site classé. Sur les 600 derniers mètres l’accès est interdit aux voitures, et des navettes hippomobiles gratuites sont proposées aux visiteurs. Ce dispositif a entrainé une hausse de la fréquentation des refuges.
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A noter : Le Réseau des Grands Sites de France, très engagé en faveur de l’écomobilité, a mené une étude dans le cadre du Réseau Rural Français en 2010 : « Ecomobilité touristique et de loisirs vers les espaces ruraux, une opportunité pour les territoires”. Les Rencontres annuelles du Réseau de 2010 ainsi qu’un colloque en février 2011 dans le cadre du Réseau Rural ont également été consacrés à ce thème.
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