Le Cabillaud Atlantique
(Gadus morhua)
A éviter car:
A l’exception de l’Arctique Nord Est, tous les stocks de cabillaud sont en état de surpêche en Atlantique Nord Est, bien qu’à des degrés de sévérité différents. Les stocks les plus appauvris sont en mer d’Irlande, mer du Nord et à l’Ouest de L’Ecosse. Les stocks d’Islande, longtemps considérés comme bien gérés sont aujourd’hui également en surpêche car les quotas établis pour ces stocks ont été fixés au-dessus des limites recommandées par les scientifiques. Le cabillaud de la mer de Barents (Arctique Nord-Est) est encore assez bien géré et en bon état.
A privilégier :
Une partie de la pêche au cabillaud de ligne de Norvège a obtenu le label MSC pêche durable. Il est préférable aussi de choisir des poissons issus de pêcheries à l’écolabel MSC comme par exemple d’Arctique ou du Pacifique. A privilégier sont les méthodes de pêche plus respectueuses de l’environnement telles que le cabillaud de ligne ou de pêcheries s’assurant d’un impact minimum et évitant les prises accessoires d’espèces non ciblées et d’oiseaux marins.
Le Saumon Atlantique
(Salmo salar)
A éviter car:
Les stocks de saumon d’Atlantique sont en très sérieuse baisse. Contrairement à d’autres espèces, la surpêche n’est pas là la cause directe. Il s’agit plutôt de problèmes de pollution, changement climatique, altération et dans certains cas disparition ou blocage de certaines voies de migration qui entravent à la survie de l’espèce à l’état sauvage.
A privilégier :
Le saumon d’élevage ‘bio’ ou le saumon labélisé MSC pêche durable sont à préférer aux stocks de saumons sauvages. Les 5 sortes de saumon présentes dans les eaux de l’Alaska, ont été certifiées au standard MSC.
Le flétan Atlantique
(Hippoglossus hippoglossus)
A éviter car:
Les stocks de flétan d’Atlantique (appelé quelquefois flétan blanc) sont en état de surpêche ce qui signifie que les quantités prélevées à l’état sauvage ne permettent pas à l’espèce de se régénérer de façon naturelle. L’UICN (Union International pour la Conservation de la Nature) a inscrite cette espèce comme étant ‘en danger’ sur sa liste rouge.
A privilégier :
Des pêcheries de flétan du Pacifique Nord qui ont reçu le label MSC pêche durable et peuvent donc se substituer au flétan atlantique. Il existe en Norvège également des élevages de flétan Atlantique qui représentent un choix plus durable.
L'anguille d’Europe
(Anguilla anguilla)
A éviter car :
Il existe un seul et unique stock d’anguille européenne et celui-ci est à son taux historique le plus bas. L’espèce est en déclin et le stock proche de l’effondrement. L’anguille est victime d’exploitation à différents stades de son cycle de vie, et celles qui sont pêchées n’ont que rarement eu l’occasion de se reproduire. Il est vraisemblable que l’anguille meure après avoir effectué une ponte unique au cours de sa vie, et souvent les jeunes anguilles sont prélevée à l’état sauvage pour être élevées en bassin (la technique pour la reproduction en captivité n’est pas encore au point). L’espèce est dorénavant classée à l’Annexe II de la CITES (Convention régissant le commerce international des espèces menacées d’extinction). Evitez-là au maximum.
A privilégier :
Dans des plats où elle serait fumée, il serait judicieux de remplacer l’anguille par d’autres produits fumés provenant d’espèces plus durables telles que la truite, le hareng ou le maquereau.
Le thon rouge
(Thunnus thynnus)
A éviter car:
Le thon rouge de l’Atlantique Nord est une espèce à maturité tardive et à croissance lente, ce qui le rend d’autant plus susceptible à la surexploitation. Les stocks atlantiques sont pêchés au-delà de leurs limites. Le cas du thon rouge est très médiatisé car cette espèce figure à bien des listes et conventions internationales comme espèce menacée d’extinction et déchaine les passions au niveau mondial.
A privilégier :
La pêcherie de l’association des pêcheurs artisanaux de thon germon du Pacifique Sud labélisé MSC pêche durable, ainsi que le thon listato (ou bonite) pêché à la canne en provenance des Maldives ou du Pacifique centre et ouest.
Les crevettes blanches et crevettes tigres tropicales
(Litopenaeus vannamei / Panaeus monodon)
A éviter car:
Les pratiques de fonctionnement d’élevage de crevettes varient d’un site à l’autre dans les pays de l’Asie du Sud avec des conséquences parfois importantes sur l’environnement et au niveau des communautés locales. La dégradation du milieu naturel, la salinisation, les problèmes de pollution, l’utilisation de substances chimiques, ou encore le risque de transmission de maladies aux populations de crevettes sauvages sont autant de problèmes liés à l’aquaculture intensive peu soucieuse de l’environnement. Certains élevages sont aussi quelquefois fort peu soucieux de l’empreinte écologique de l’alimentation qu’ils utilisent. A privilégier :
Les crevettes certifiées par l’Alliance Globale d’Aquaculture (GAA) ou bien des crevettes issues de pratiques bio garantissant le respect de standards et critère écologiques visant à protéger l’écosystème de mangrove où s’implantent les élevages. Un label bio permet de vérifier également l’adhésion à des pratiques de fonctionnement responsables. Un nouveau label (ASC : Aquaculture Stewardship Council) de certification des produits d’aquaculture est en train de faire son apparition pour quelques espèces.
L'esturgeon et le caviar
(Acipenser and Huso spp.)
A éviter car:
L’esturgeon est une espèce particulièrement vulnérable à la surexploitation de par sa longévité et sa maturité tardive, mais aussi au fait qu’il nécessite de grands systèmes fluvial pour sa reproduction. Plusieurs espèces d’esturgeon sont, à l’état sauvage, en rapide déclin. La pêche illégale encore présente ne vient qu’exacerber tous ces problèmes.
A privilégier :
L’esturgeon et la production de caviar d’élevage, bien qu’il dépende du prélèvement de juvéniles à l’état sauvage, est tout de même préférable à la consommation de caviar d’origine sauvage. L’esturgeon et le caviar d’élevage atteignent le niveau 4 au classement des espèces vulnérables de la Marine Conservation Society (le niveau 5 représentant le maximum, et donc des espèces à fortement éviter ou à proscrire). Il est important de changer les mentalités en optant pour du caviar d’élevage ou des œufs de poisson d’espèces qui ne sont pas menacées d’extinction.
Le turbot
(Psetta maxima)
A éviter car:
Le manque d’informations concernant le turbot de la mer Baltique en fait une espèce à éviter. En mer du Nord on peut être plus catégorique concernant son niveau de surexploitation si on en juge par les débarquements en baisse. Il est important d’éviter toute consommation de turbot frais pendant la période de frai (reproduction) qui va d’avril à août.
A privilégier :
Il est préférable d’opter pour un turbot d’élevage pour garantir une meilleure durabilité. Lorsqu’on choisit du turbot sauvage en provenance de zones autres que la mer du Nord et la mer Baltique, il est important de privilégier le turbot de ligne ou de 30cm au minimum.
L'empereur
(Hoplostethus atlanticus)
0 A éviter car:
Connue aussi sous le nom d’hoplostète rouge, cette espèce de grands fonds est l’une des espèces de grands fond ayant connu un effort de pêche intense qui a contribué à déséquilibrer la balance empêchant ainsi l’espèce à la longévité remarquable de se repeupler en Atlantique Nord. Les chalutiers de fond (bon nombre d’entre eux étant des navires français) entreprirent cette pêche intensément au début des années 90, à tel point que celle-ci fut suspendue en 2010 par la Commission Européenne. A privilégier :
Ce poisson est généralement préparé sous forme de filets. Aussi tout autre poisson à chair blanche peut lui être substitué. Le pangasius (à condition que l’élevage dont il provient adhère à des codes strictes de bonnes pratiques environnementales) peut par exemple permettre d’ôter la pression du stock d’empereur surexploité. Le merlan est un poisson dont les filets en font un atout responsable.
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La raie
(toutes espèces)
A éviter car: La plupart des stocks de raies sont aujourd’hui épuisés ceci est du en partie à leur faible taux de fécondité. Il est fortement recommandé de s’abstenir s’il existe un doute concernant l’espèce de raie qui vous est proposée. Le pocheteau gris est notamment désignée sur la liste rouge de l’UICN en tant qu’espèce « en danger critique ». A privilégier : Il n’existe pas vraiment d’espèce de « remplacement » pour la raie. Outre-manche, la partie la plus charnue de l’aile de raie est appelée une « fausse noix de St Jacques », alors peut-être pourrez vous choisir une St Jacques issue de pêche en plongée pour remplacer la raie sur vos menus ?