La biodiversité en danger

Biodiversité…
Vous avez dit biodiversité ? Une biodiversité en danger, grave symptôme des dérèglements environnementaux.

 La sixième grande extinction des espèces vivantes est en marche, à l’échelle planétaire.



La biodiversité  en danger
C’est un processus aussi grave que le changement climatique ; bien des menaces pèsent sur la diversité du vivant, sur ce qui devrait être l’une des « prunelles » de nos yeux, à nous, habitants de la Terre…
Mais, me direz-vous, il y a toujours eu extinctions d’espèces vivantes. Pensez-aux dinosaures !
Oui, vous répondrais-je, mais cette fois l’extinction se fait à un rythme d’une rapidité inégalée, au contraire de la lenteur des ères géologiques. L’extinction des espèces vivantes s’accélère depuis les années 50 et sans substitution des espèces.
Aux temps géologiques, les fougères ont reculé sur des millions d’années, laissant la place aux plantes à fleurs…Les dinosaures se sont éteints, et notre lointain ancêtre mammifère a pu prospérer. Rien de tel aujourd’hui. Au milieu du XXIème siècle, quand le rythme actuel de la pêche industrielle aura vidé les océans, que trouverons-nous dans la mer ? Le vide !
Sans oublier que la disparition de la biodiversité s’accompagne d’autres menaces planant sur les services essentiels rendus par les écosystèmes : ils nous donnent l’eau pure, l’air pur, des biens communs si précieux…Aucune technique ne peut faire aussi bien, et à si faible coût.


 On peut ne rien « voir » des atteintes à la biodiversité.

En une arithmétique mortifère, les atteintes à la biodiversité additionnent la destruction des habitats – processus majeur – la destruction des sols, les pollutions et les effets du changement climatique qui amplifient les difficultés. Tout se fait à bas bruit. L’on peut ne rien en voir, ne rien vouloir en savoir.
Ainsi, durant l’année 2007, plus de 200 espèces sont venues rejoindre les 16 300 déjà menacées d’extinction. Et la liste s’allonge, inexorablement. Pensons qu’en Europe, et en 50 ans, nous avons perdu 95% du nombre de nos oiseaux. Les chants des fauvettes, des mésanges, s’éteignent, sans que nous le percevions, habitués à ne plus voir dans le ciel que les espèces « adaptatives », les corbeaux ou les mouettes… « Les symphonies printanières de notre enfance sont devenues de petites musiques de chambre » disait, nostalgie au cœur, l’actrice Anémone en août 2007. Tant espèces, végétales et animales disparaissent en silence, sous toutes les latitudes.





 Attention, danger !

Les grands réservoirs de biodiversité sont gravement menacés. En particulier les forêts tropicales, les mangroves et les zones coralliennes, l’océan, les sols : partout la vie souffre, la diversité s’éteint.

-Les forêts tropicales, soumises à la déforestation, sont dévastées par l’intervention directe des activités humaines. L’abattage des arbres, les incendies pour récupérer du sol agricole « utile », condamnent les populations autochtones et ce qui reste des forêts primaires en Indonésie, au Congo ou en Amazonie dont la situation sera le thème d’une prochaine rubrique.
A cela s’ajoute l’intervention indirecte du réchauffement climatique ; il fait reculer les mangroves et les zones coralliennes, « pouponnières de l’océan ». La « mort blanche » des coraux menace toute la vie marine ; les coraux abritent des algues unicellulaires qui donnent l’éclat de leurs couleurs, mais ces algues ne supportent pas les changements de températures des eaux, mêmes infimes. Sans ces algues, les coraux se transforment en squelettes calcaires, blanchissent, se désagrègent et meurent. Leur disparition entraine celle des poissons qui ont besoin d’eux pour se nourrir et se reproduire.
Preuve supplémentaire, s’il en fallait, que le « struggle for life », le « combat pour la vie » et la compétition ne sont pas les ressorts principaux de la « nature » et des écosystèmes ; la complémentarité, l’interdépendance, la « fertilisation croisée » y règnent bien davantage. Si nous le comprenons, nous en sommes les premiers bénéficiaires : en Asie du Sud-Est, depuis les Philippines jusqu’à l’Indonésie et la Nouvelle Guinée, le « triangle » des grandes barrières de corail fait vivre 120 millions de personnes. En 2007, lors de la conférence de Bali sur le réchauffement climatique, les gouvernements ont décidé d’agir pour éviter le dépérissement corallien.
Souhaitons que cela ne soit pas un vœu pieux.

-L’océan se vide. Ses mammifères marins et de ses poissons disparaissent, victimes de la surpêche, de la pollution et de l’acidification des eaux. Les grands chaluts raclent les fonds : thon ou cabillaud sont désormais des espèces en voie de disparition. Autre danger, celui de la pollution qui est à 80% d’origine terrestre et que les océans doivent absorber. En même temps, l’acidification des eaux par les effluents chimiques menace les planctons, en particulier les plus précieux, les phytoplanctons qui fournissent 70% de notre oxygène…
Une des conséquences peu connues de la surpêche industrielle atteint la biodiversité des abysses sous-marins. Ce processus illustre d’ailleurs la complexité des inter- relations entre écosystèmes. En 1977, la révélation de la biodiversité des abysses sous-marins est une « grande découverte », une révolution : il y a des formes de vie à partir de la chimiosynthèse de l’hydrogène sulfuré. Auprès de sources hydrothermales, à une profondeur de - 10 000 m, en milieux rocheux, sans sédiments, et surtout sans photosynthèse, des formes de vie inconnues émergent, par millions, en une profusion biologique de modèle inconnu où se côtoient deux types d’écosystèmes :
- celui des « Cheminées blanches » peuplées de petits nématodes et bivalves transparents. Des archéobactéries se nourrissent de méthane et d’hydrogène ; c’est le cas à proximité de la source hydrothermale à - 700m sous l’Océan Atlantique, découverte par Deborah Kelly, de l’Université de Washington à Seattle ;
- celui des « Fumeurs noirs », autres sources abyssales, où la vie dépend du dioxyde de carbone.
Mais les « oasis » des sources hydrothermales sont aléatoires, impermanentes dans le temps ou l’espace ; comment les clams, poissons et invertébrés se nourrissent-ils entre-temps ?
L’hypothèse la plus probable est celle du rôle joué par les baleines mortes qui reposent au fond des abysses. Dans un écosystème à base d’hydrosulfure, la décomposition du cadavre des cétacés permet l’élaboration d’une chaîne alimentaire. Mais il y a de moins en moins de baleines…Depuis plus d’un siècle, la pêche industrielle a entraîné leur diminution de 65% à 80%, selon les zones. La biodiversité des abysses est gravement atteinte, avant même que nous la connaissions et que nous puissions en avoir un point de vue « utilitariste » !

-Les sols sont à l’agonie. Peu visible à qui ne sait pas « voir », ce processus est l’un des plus graves.
Sources d’une formidable biodiversité, les sols recèlent l’essentiel des espèces continentales : 80% des êtres vivants sont dans les sols et un sol vivant abrite 3 tonnes de microbes à l’ha. Les sols sont des « alchimistes », actualisant le passage du minéral au végétal. Mais beaucoup sont mourants ou morts, intoxiqués par la chimie agricole. Les « révolutions vertes » qui ont permis l’abondance de nourriture, l’ont fait avec un coût écologique très lourd et qui se révèle de plus en plus. Les sols forestiers tropicaux, quant à eux, ne supportent pas la disparition de la forêt qui les « ensemence » en permanence. Sans elle, ils sont vulnérables et perdent leur fertilité naturelle, en quelques années.
Un sol n’est pas qu’un milieu minéral, physico-chimique, lié à roche mère et aux types d’argiles qui stockent les éléments calcium, potassium, sodium alimentant les plantes. Faune et microbes solubilisent les éléments nourrissant le végétal, bougent, aèrent le sol. Les bactéries, minéralisent et mangent la matière organique. Les vers de terre disparaissent : l’on en comptait 2 tonnes à l’ha contre moins de 100 Kg aujourd’hui. Dans un sol mort, qui n’a plus de vers de terre, les argiles partent en érosion et les boues assombrissent les rivières. Les champignons sont eux aussi menacés. Quatrième règne, trop méconnu, le champignon est un organisme essentiel à l’élaboration d’un sol : il fabrique l’humus, les molécules organiques les plus complexes. Mais les fongicides détruisent les champignons…Depuis 150 ans, l’agronomie privilégie trop la minéralisation au détriment de l’humus.
Si le sol meurt, la plante est malade ; si la plante est malade, l’homme est malade. Dans l’Union Européenne, l’on donne jusqu’à 40% des blés aux porcs car ils sont impropres à la panification. Et la viticulture, culture noble, est devenue l’une des plus polluantes. En France, pour 3% de la SAU (Surface Agricole Utile), elle utilise 30% des pesticides.

Au total, la chimie à outrance a fait perdre aux sols 90% de leur activité biologique depuis 150 ans. Un pourcentage à rapprocher de la perte de 90% des animaux : oiseaux, reptiles, batraciens, etc. Chaque année, sur Terre, l’on fabrique 10 millions d’ha de désertification, auxquels s’ajoutent 5 millions d’ha de sols bétonnés. L’humanité perd ainsi 15 millions d’ha de sols par an, alors que la population croît de 90 millions d’habitants. Dans la problématique de la biodiversité, ce n’est pas de quantité mais de qualité, de diversité dont nous avons besoin. A contrario, le « quantitatif » de la destruction parle de lui-même et résonne avec l’absurdité « qualitative » du système mis en place.
Les causes structurelles des atteintes à la biodiversité sont bien connues, additionnant la puissance de techniques prédatrices, la recherche des espèces les plus productives - ce qui contribue à la disparition de la diversité génétique - la recherche du profit rapide qui exige, par exemple, l’extension des sojas pour nourrir l’élevage et répondre à la consommation croissante de viande. La pauvreté joue aussi un rôle : elle pousse au braconnage et à la déforestation pour le charbon de bois. Sans oublier les atteintes à la biodiversité « humaine », celle de l’extinction des langues et des peuples.
Que faire pour pallier les dangers pesant sur la biodiversité, ce précieux bien commun ?
A quelle échelle pallier les dangers qui pèsent sur la biodiversité ? Telle est la question clé.
Une question que nous tenterons d’éclairer dans la prochaine rubrique…

Chantal Delacotte.
Géographe, agrégée de l’Université. Après sa carrière dans l’Enseignement Supérieur, comme professeur de Chaire Supérieure en Classes Préparatoires aux Grandes Ecoles, elle anime des rencontres sur les relations entre sociétés et écosystèmes

Mercredi 3 Décembre 2008
Alessandra Buronzo


Programme minceur et bien-être 100% nature

Programme minceur et bien-être 100% nature


Découvrez le programme minceur et bien-être 100% nature d’Alessandra Moro Buronzo, présenté par Olivia Adriaco. Recevez tous les jours vos emails de coaching ainsi que des vidéos conseils pour retrouver la ligne et la forme grâce à l’approche mise en place par Alessandra Moro Buronzo. Accédez à des plans repas, des listes de courses hebdomadaires et passez votre test des Fleurs de Bach pour découvrir le mélange qui répondra à vos besoins. Posez vos questions à une équipe de diététiciennes dédiée à votre bien-être et découvrez la communauté « Maigrir 100% Nature » pour vous aider à atteindre votre objectif. Passez dès maintenant votre bilan minceur GRATUIT avec Alessandra en cliquant sur le lien ci-dessous : http://methode-naturelles.aujourdhui.com/maigrir.asp

Liste de liens

Les infos de...

Inscription à la newsletter

Français  Italian

Tous mes livres

Les meilleures plantes qui soignent

Curcuma et gingembre: mes épices miracles et 41 recettes

Soupes santé minceur et 56 recettes

Le bicarbonate de soude, c'est parti!

Les incroyables vertus du régime d'Okinawa

Les vertus de l'ortie

Le petit livre des fleurs de Bach

Les bienfaits du vinaigre

Docteur, est-ce normal ou pas?

Mes astuces et conseils de NATUROPATHE