Interview au Dalaï Lama

La dalaï lama arrive cette semaine en Allemagne. A cette occasion, le magazine "Der Spiegel" publie une longue et passionnante
interview avec le leader spirituel des Tibétains.

source :
http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2008/05/11/interview-du-dalai-lama-en-francais.html



INTERVIEW :




Spiegel.- Votre Sainteté, avez-vous déjà reçu votre invitation pour la cérémonie
d'ouverture des Jeux Olympiques de Pékin ?


Dalai Lama: Les Chinois ont choisi une autre solution - ne pas m'inviter mais
plutôt m'exclure. Et m'accuser. Hier encore, le « Tibet Daily » à Lhassa s'en
est pris à moi violemment. Vos collègues là-bas sont très inventifs.


Q.- Ces dernières semaines vous avez eu droit à « criminel », « traître à la
patrie », « séparatiste », et puis, de la part du chef du PC de la région dite
autonome du Tibet, à «loup au visage d'homme mais au cour de bête ". Ces
insultes vous blessent-elles?


Dalai Lama: Oh, non, pas du tout. ! Vous avez d'ailleurs oublié "Démon". Tout
cela ne sont que des paroles vides de sens. Si parler ainsi de moi leur fait
plaisir, qu'ils continuent. Je me soumettrai volontiers à un test sanguin pour
savoir si je suis un homme ou un animal. Mais ce contre quoi je m'élève le plus
c'est ce que je considère être une atteinte grave aux droits de l'homme: lorsque
les autorités chinoises obligent les Tibétains de ma patrie à m'injurier et,
sous la menace, à me renier par écrit.


Q.-: Pékin nomme cela «la campagne d'éducation patriotique ».


Dalai Lama:. ce qui est, en réalité, une atteinte à la liberté religieuse et par
là aux lois de la de la République populaire.


Q-: En dépit des insultes - et au moment même où ils les profèrent- les
dirigeants chinois vous proposent d'ouvrir des discussions. Est-ce que cela a un
sens pour vous? Pensez-vous qu'ils croient vraiment que vous avez poussé les
habitants de Lhassa et d'autres parties du Tibet à se soulever voire que vous
les avez incité à commettre des actes violents?


Dalai Lama: Je ne sais pas, mais s'ils le croient, ils devraient aller à Oslo et
veiller à ce que l'on me retire le Prix Nobel de la paix. Non, bien sûr, je suis
engagé dans la voie de la non-violence, je m'y suis tenu toute ma vie et
continuerai toujours. J'ai dit aux autorités chinoises de venir à Dharamsala
pour fouiller tous mes documents et étudier tous mes discours. Je leur donnerais
accès à tout. Elles devraient alors prouver leurs allégations.




Q.- Mais vous pouvez ne pas nier qu'à Lhassa, outre des manifestations
pacifiques de moines brutalement réprimées, il y a eu des pillages, des
incendies et des rançonnements organisés par des jeunes Tibétains.


Dalaï lama.- Je suppose que cela a eu lieu. Je le condamne, et cela me rend
triste, que certains de mes compatriotes agissent ainsi - même s'ils l'ont
sûrement fait par désillusion et désespoir d'être des citoyens de seconde classe
dans leur propre pays. Cela n'excuse pas la violence. J'ai proposé qu'il y ait
une enquête internationale sur les évèvements au Tibet, menée par une
institution indépendante.
Mais une chose est sûre : ce sont avant tout des Tibétains innocents qui ont
souffert de la brutalité des policiers et des militaires. Nous déplorons la
perte de 200 vies humaines. Mais, nous non plus, nous n'avons pas une image
complète et détaillée de ce qui s'est passé et se passe toujours au Tibet.


Q.- Comment obtenez-vous vos informations?


Dalai Lama: Nous avons peu d'informations exclusives. De temps à autre, un coup
de téléphone d'un portable, un message sur Internet. Ces nouveaux médias sont
bien sûr fortement censurés, mais il est difficile pour Pékin de tout maîtriser,
à cent pour cent


Q.- Quelle a été votre réaction quand vous avez reçu les premiers rapports sur
les atrocités, comme les premières images de morts?


Dalai Lama: J'ai pleuré. Je me suis assis à côté du Premier ministre de notre
gouvernement en exil, et nos yeux se sont remplis de larmes. Donc beaucoup de
souffrances, de désespoir. J'étais simplement triste, profondément triste.


Q.- Et pas fou de rage?


Dalai Lama: Il m'arrive de lâcher un mot de colère, ce qui est assez mal. Mais
non, la colère m'est étrangère, car la colère veut dire vouloir faire du mal à
quelqu'un.
Ma foi m'aide à surmonter ces émotions négatives et à trouver mon équilibre.
Chacun de mes rituels bouddhistes fait partie d'un processus de don et
d'acceptation.
Je reçois la méfiance chinoise et j'envoie de la compassion. J'avoue que ces
dernières semaines n'ont pas toujours été simples pour moi.


Q.- Vous avez aussi prié pour les Chinois, y compris les auteurs des méfaits?


Dalai Lama: En dépit de toutes les peurs et les inquiétudes, je suis en paix
avec mon subconscient et je peux donc accomplir normalement mes tâches. Je n'ai
pas de troubles du sommeil. Peut-être est-ce parce que, bien sûr, je prie pour
les Chinois. Pour leurs dirigeants. Et même pour ceux qui ont du sang sur les
mains.


Q.- Vous ne faites pas que prier pour les Chinois, vous négociez avec eux - via
deux de vos fidèles. Ces messagers viennent juste de rentrer de Shenzen pour
vous relater leurs récentes conversations avec leurs partenaires chinois.
Comment jugez-vous cette rencontre ?


Dalai Lama: Lors de cette discussion informelle d'une journée, mes deux
émissaires se sont mis d'accord avec leurs partenaires chinois sur la tenue
d'une septième Table ronde formelle dès que possible. Une date sera précisée
dans les prochains jours après des consultations mutuelles. Lors de l'entretien
de grands différends sont apparus, tant sur la cause que sur la nature des
récents troubles au Tibet. En dépit de la diversité des points de vue, les deux
parties ont la volonté de parvenir à un accord sur une approche commune pour
résoudre les problèmes au Tibet.


Q.- Cela ressemble plutôt à une discussion procédurale.


Dalai Lama: Dans cet esprit, les deux parties ont fait des propositions
concrètes, qui peuvent servir de base aux discussions formelles qui auront lieu
lors de la prochaine Table ronde.


Q.- Est-ce un progrès?


Dalai Lama: On doit chercher la vérité dans les faits, comme Deng Xiao Ping l'a
si bien et si justement dit. En tous cas, cette fois, l'atmosphère a été
agréable, et l'attitude des parties n' a pas été agressive, mais respectueuse.
Mais une percée, c'est autre chose. La rencontre à Shenzhen n'a été qu'un simple
dialogue mais, au moins, les autorités chinoises ont, pour la première fois,
recherché ce dialogue avec les représentants du Dalaï-Lama et l'ont annoncé dans
la presse.


Q.- Beaucoup soupçonnent Pékin d'avoir fait cette offre de dialogue uniquement
pour des raisons tactiques, pour gagner du temps, stopper la vague de critiques
mondiale contre leurs comportements au Tibet et pour pouvoir mener à bien les
Jeux Olympiques. Pour pouvoir dire aux dirigeants occidentaux : « regardez, nous
négocions ». Est-ce que vous n'êtes pas tombé dans le piège des leaders du PC ?


Dalaï-Lama: Discuter pour discuter, cela n'a, en effet, pas de sens. Je suis
uniquement intéressé par des discussions sérieuses, au cours desquelles on peut
aller au cour des problèmes. Ces discussions, sans condition préalable, sont
très bienvenues. Elles doivent être aussi transparentes. Il faut en finir avec
les négociations secrètes à huis clos. Mais bien sûr, la pression internationale
a eu un effet sur Pékin. Je ne peux qu'encourager toute société libre, notamment
l'Allemagne, à maintenir cette pression.
Le monde entier doit nous aider. Les Chinois sont très soucieux de leur image
internationale.


Q.- Et que réclamez-vous spécifiquement de la Chine, dans cette affaire?


Dalai Lama: Les Chinois doivent enfin reconnaître qu'il y a un problème Tibet.
Ce devrait être le sujet de la prochaine Table ronde. Contrairement aux
précédentes agitations, la dernière n'a pas eu lieu qu'à Lhassa et pas seulement
dans la région dite autonome du Tibet ; les protestations ont eu lieu dans tous
les endroits peuplés de Tibétains en Chine et des étudiants tibétains ont même
manifesté à l'Université de Pékin. On ne peut ignorer cet échec massif et
complet des dirigeants du PC et de leur politique. Pékin doit savoir que, depuis
cinquante ans, quelque chose va terriblement mal.


Q.- Quoi ?


Dalai Lama: Tout ce qu'ils ont essayé de faire.
L'oppression et la torture n'ont pas réussi à « rééduquer » politiquement le
Tibet. Au sujet du peuplement massif de leur pays par de plus en plus de Hans
[ethnie majoritaire en Chine] et au sujet de l'endoctrinement politique, les
Tibétains ne pouvaient pas se taire.
Alors les chefs du PC chinois ont essayé de les faire taire par des programmes
d'amélioration du niveau de vie et l'injection de fonds dans des projets
d'infrastructure.
Mais ils ont dû constater que, pour les Tibétains, l'identité culturelle et la
spiritualité étaient plus importantes.
Après des années d'oppression les Tibétains ne font plus confiance aux Chinois.
Maintenant, les dirigeants de Pékin, les neuf qui siègent au Politburo et qui
parlent pour plus de 1,3 milliards de personnes, sont à la croisée des chemins.
J'espère qu'ils vont choisir une politique fondamentalement nouvelle, réaliste.




Q.- Quelles solutions voyez-vous? Et dans quelle direction, à votre avis, Pékin
va-t-il s'engager ?




Dalai Lama: Notre politique de la large autonomie pour le Tibet offre les
meilleures perspectives. Les Tibétains doivent avoir le pouvoir de régler
eux-mêmes toutes les questions culturelles, religieuses, environnementales.
C'est tout à fait autre chose qu'une indépendance étatique. Ce Tibet nouveau
serait, du point de vue du droit international, partie intégrante de la
République populaire de Chine qui resterait compétente pour les relations
extérieures et la politique de défense. Si Pékin est d'accord pour un tel
modèle, je peux vous garantir qu'il n'y aura plus de troubles comme ceux que
l'on vient de connaître, plus de crise comme celle que nous traversons. Ca c'est
une variante, positive.


Q.- Il y en a une négative ?


Dalai Lama: Il y a le risque que les dirigeants chinois pensent qu'il n'y a plus
de chance de pacifier le Tibet, qu'ils ont perdu pour toujours la loyauté des
Tibétains. Et que, dans le même temps, ils souhaitent conserver le contrôle
complet de ce pays très riche en ressources naturelles. Alors, ils opprimeront
encore plus brutalement la population, de façon à en faire définitivement une
minorité insignifiante dans leur propre pays. C'est la variante numéro deux: un
Tibet peuplés de Hans. La fin du dialogue avec nous, la fin de toutes les
mesures de confiance.


Q.- Que va décider Pékin? Que va-t-il se passer le 20 juin quand la flamme
olympique va traverser Lhassa ? Des manifestations ?


Dalai Lama: J'ai déconseillé à mes compatriotes à Lhassa et ailleurs de
manifester contre la flamme olympique, comme je l'ai déjà fait d'ailleurs à San
Francisco. Je ne vois pas ce que cela apporterait. Peut-être lancerai-je un
autre appel dans ce sens.
Les Chinois m'accusent toujours de vouloir saboter les Jeux Olympiques. En
vérité, j'ai applaudi dès le début l'attribution des Jeux à Pékin.


Q.- De nombreux Tibétains estiment que c'est une provocation de faire passer la
flamme sur le Mont Everest, qu'ils considèrent comme sacré, puis à Lhassa,
devant l'ancien siège du gouvernement, le palais de Potala. Vous, non ?


Dalai Lama: Si nous étions en période de calme, je n'en serais pas ému. Mais
maintenant je comprends les protestations, sans, il est vrai, les soutenir. J'ai
également déconseillé aux organisateurs de tenir leur « Marche pour la Paix » de
Dharamsala à la frontière de la République populaire, car il pourrait y avoir
des affrontements armés aux postes-frontière. Mais je ne peux que donner des
conseils et ne peux supprimer les autres avis.
J'espère que cela ne donnera pas aux Chinois un prétexte à un nouveau bain de
sang.




Q.- Votre voie non-violente perd des soutiens parmi vos concitoyens en exil,
même si vous êtes toujours vénéré en tant que symbole du Tibet libre. En
particulier, lors du Tibetan Youth Congress, les militants qui ont appelé à
l'indépendance ont gagné de l'audience. Les autorités chinoises ont désigné la
direction de ce TYC «organisation terroriste».


Dalai Lama: Bien sûr, je comprends l'impatience des jeunes. Mais ils n'ont pas
de projet, seulement des émotions. Je connais ce type de rêveries depuis de
nombreuses années et j'ai espéré qu'elles auraient disparu depuis longtemps.
Indépendamment de la question morale, qu'est-ce que cela veut dire ? Les
Tibétains doivent-ils prendre les armes pour conquérir cette indépendance?
Quelles armes, d'où? Des Moudjahidines au Pakistan, peut-être? Et si nous les
obtenons, comment les ferons nous passer au Tibet? Et si la guerre
d'indépendance commence, qui nous viendra en aide ? Les Américains ? Les
Allemands?


Q.-Certainement pas. Néanmoins, certains Tibétains pensent que vous faites trop
de compromis. Votre modèle, le Mahatma Gandhi, a prêché non seulement la
résistance non-violente mais aussi la désobéissance civile, la non-coopération
avec les occupants, et organiser des marches provocatrices à travers le pays lui
a semblé une bonne idée.


Dalai Lama: Vous avez tout à fait raison. Et pourtant, il y a une grande
différence: Gandhi pouvait se défendre librement devant un tribunal; essayez de
le faire à Lhassa. Les impérialistes britanniques étaient durs, mais c'était
sans comparaison avec les Chinois d'aujourd'hui - qui sont beaucoup plus durs.
D'ailleurs, je pense également que la grève de la faim est un acte de violence
inadmissible. Avec de telles méthodes, on n'a aucune chance contre les Chinois.


Q.- Maintenant vous critiquez la Chine dans son ensemble. La Chine n'est
certainement pas un État de droit. Mais il y a des signes évidents d'une
croissance lente de la société civile: des journalistes courageux, des avocats,
des écologistes. Et, économiquement, la Chine progresse de façon phénoménale.


Dalai Lama: C'est vrai. Vous devez savoir que je suis un grand partisan de la
"société harmonieuse», dont la direction du Parti fait actuellement la
propagande. Mais les actes doivent être en accord avec les paroles. A long
terme, je suis optimiste pour la Chine. Sur la durée, il est difficile de
réprimer sans cesse - les exemples de l'Union Soviétique et de l'Europe de l'est
l'ont montré. La société chinoise bouge maintenant. Beaucoup de choses ont
changé positivement. Les Chinois redécouvrent la religion. L'ex-chef de parti
Jiang Zemin est bouddhiste, l'ex-Premier ministre Zhu Rongji aussi. Beaucoup
d'hommes d'affaires et d'artistes montrent également de l''intérêt pour le
bouddhisme ; ce qui se passe sur Internet est passionnant, toutes ces critiques
anticonformistes du gouvernement. cela pourrait faire grandir la sympathie et la
solidarité envers la cause tibétaine.




Q.- Avez-vous le mal du pays ?


Dalai Lama: non. La patrie c'est là où l'on se sent chez soi et bien traité.
C'est mon cas en Inde, bien sûr, mais aussi en Suisse, aux Etats-Unis et en
Allemagne, que j'aime beaucoup.


Q.- Avez-vous abandonné l'idée de revoir Lhassa, le palais de Potala, dans
lequel vous avez grandi, et où vous avez dirigé le pays?


Dalai Lama: Oh non. Je suis optimiste, je pense que reviendrai un jour.


Q.- Quand et à quelles conditions?


Dalai Lama: Je me considère d'ores et déjà comme semi-retraité. Les opérations
quotidiennes du gouvernement, menées par des ministres démocratiquement élus,
sont faites sous la conduite du premier ministre Rinpoché. Je serais heureux de
prendre ma retraite dans quelques années.


Q.- Au cours des jours les plus violents à Lhasa et des protestations ici à
Dharamsala, vous avez dit: "Si les choses deviennent tout à fait hors de
contrôle, il ne me restera plus qu'à démissionner. »
Cela a été compris par certains comme une menace à l'endroit des radicaux du
Congrès de la jeunesse, selon laquelle ils ne pouvaient plus compter sur votre
soutien ; et par d'autres comme une menace voilée envers les dirigeants chinois,
selon laquelle il s'agissait de la dernière chance pour eux de trouver un
compromis.


Dalai Lama: Je voulais dire ce que j'ai dit. J'attends avec impatience de mener
la vie plus facile d'un moine. Bon, peut-être était-ce aussi un avertissement,
comme vous l'avez dit.


Q.- [Vous réclamez l'autonomie pour le Grand Tibet qui couvre, outre l'actuelle
région autonome, une partie des régions de Qinghai, du Sichuan, de Gansu et du
Yunnan, c'est à dire presque un quart du territoire de la République populaire.
]


Dalai Lama: Je dois parler au nom des six millions de Tibétains. C'est mon
devoir moral, et l'on doit respecter les droits culturels et les libertés de
tous les Tibétains, ainsi que le prévoit la Constitution.


Q.- Pouvez-vous en tant que Dalaï-Lama démissionner de votre titre et vos
fonctions politico-religieuses, aussi simplement que remiser un vêtement à la
garde-robe?


Dalai Lama: Je ne jouerai plus de rôle politique et plus de rôle spirituel.
Quand le jour de mon retrait sera venu, quand un certain degré de pluralisme, de
liberté d'expression et d'auto-administration sera établi, je transférerai toute
mon autorité historique au gouvernement local.


Q.- Serez-vous le dernier Dalaï-Lama ? Dans quelle mesure souhaitez-vous
intervenir dans le processus de votre succession?


Dalai Lama: Nous avons discuté de cela l'autre jour dans un cercle de haut
niveau ici, à Dharamsala. Il existe différentes modèles. Mais la volonté du
peuple devrait être décisive.
J'ai pensé à un référendum sur cette question. Tout est possible: un conclave
comme dans l'église catholique, une femme pour me succéder, ou plus aucun Dalaï
Lama, ou deux puisque le Parti communiste s'arroge curieusement le droit et les
compétences d'en désigner un.


Q.- Et qu'est-ce qui est le plus probable?




Dalai Lama: On m'a demandé à l'unanimité de participer à ma succession et de
conserver cette fonction en vie. Mais j'espère que le temps ne presse pas trop
et j'ai encore 10 ou 20 ans pour réfléchir à ces choses là. Si nous sommes
encore ici en exil, on devra trouver mon successeur probablement quelque part en
Inde, ou, en tout état de cause, en dehors du Tibet.(..)



Jeudi 29 Mai 2008
Alessandra Buronzo


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