Etre seul au monde... Sylvain Tesson

La solitude accompagne Sylvain Tesson, explorateur et écrivain, au coeur de ses voyages. Que cherche-t-il dans ses longues errances solitaires à travers le monde ? Pourquoi ce désir de n'avoir pour compagnon que lui-même ? Désir de fuite ? Ou retrouvaille avec un vrai soi-même ? Qui rencontre-t-on sur cette terre lorsqu'on est seul au monde ?



Etre seul au monde... Sylvain Tesson
Sylvain Tesson est un écrivain voyageur français né en 1972. Géographe de formation, membre du comité directeur de la Société des Explorateurs Français, membre d’honneur de l’INREES, il a déjà réalisé de nombreux voyages au long cours, dont trois en Asie Centrale et en Haute Asie. A 19 ans, en 1991, il effectue sa première expédition en Islande, c’est à cette occasion qu’il découvre l’aventure et le plaisir de se déplacer à la fois lentement et par ses propres moyens. Ce voyage qui marque le début de sa vie d’exploration est suivi en 1993 d’un tour du monde à vélo. En 1997 il effectue la traversée de l’Himalaya à pied : 5000 kilomètres en 6 mois du Bhoutan au Tadjikistan. Il traverse ensuite les steppes d’Asie centrale à cheval avec Priscilla Telmon.

Après plusieurs voyages humanitaires et d’études archéologiques en Afghanistan (en 2001), c’est en solitaire qu’il repart en 2003 et 2004, pour un périple de 9 mois sur les traces des évadés des goulags soviétiques. Il reprend alors l’itinéraire des évadés du goulag et part de Sibérie pour descendre jusqu’en Inde, à pied, tout seul. Il voyage la plupart du temps par ses propres moyens, en totale autonomie. La solitude est au cœur de son univers, comme il l’exprime dans ce texte : Ô solitude my sweetest choice" a écrit Purcell dans un aria. Au début, la voix du contre-ténor est déchirante puis elle est transportée par une joie sourde, profonde, qui emporte tout. Ce chant, je l’ai écouté pendant des heures devant le Baïkal sibérien où je passais quelques jours dans une cabane.

C’est la solitude donjuanesque, la solitude du libertin qui gît, insomniaque, enlacé à des corps frais sous un baldaquin pendant que son cœur vide bat la chamade de l’angoisse. Et puis il y a la belle solitude, douce et fertile qui ressemble à un retranchement sous les arbres, sur le dos d’un cheval, dans les livres, dans les pensées. Le solitaire heureux séjourne en pleine nature et renoue l’antique conversation interrompue avec le Vivant. Il contracte le syndrome de Saint François d’Assise qui mène à s’adresser au scarabée, à la fougère et au renard comme à des frères. Et le mieux c’est que le scarabée, la fougère et le renard le comprennent et lui répondent. La littérature du goulag fourmille d’exemple de prisonniers sauvés du néant par la visite d’un oiseau ou la contemplation d’un insecte. Le corps de l’ermite a beau se tenir seul, dans sa grotte, sa hutte, sa thébaïde ou sa tour d’ivoire, son esprit, lui, se situe au centre d’une toile dont chaque fil de soie s’insère dans le souvenir d’un être aimé, laissé sur un lointain rivage. Une foule bienveillante et bruissante peuple son crâne. Combien de solitaires sont d’inépuisables bavards. Seulement c’est par la pensée qu’ils s’adressent aux autres. Le silence, qui est le cousin germain de la solitude, permet de percevoir l’écho d’un chant inconnu qui vient du fond de soi et que le brouhaha des sociétés étouffait jusqu’alors. L’existence du solitaire, débarrassée des impératifs et des faux-semblants de la conversation se consacre entièrement à déchiffrer les signaux, les symboles, les énigmes que le monde envoie à la surface des choses. Le cosmos s’adresse aux discrets veilleurs de la nuit, aux sobres vigies solitaires.

La solitude est apparente. Les coureurs des bois, les racleurs de désert, les vagabonds enchantés savent qu’il y a toujours un interlocuteur à qui s’adresser lorsque le cœur trop gonflé ne peut retenir les épanchements : une escadre d’oies joyeuses, la surface d’un lac, un nuage aimable, un être disparu, la page blanche de son carnet. En ville, on appelle cela "parler tout seul". C’est très mal vu.

Jeudi 14 mai 2009 à 19h30

Tarif :
7 euros pour les membres de l'INREES
Prix public : 10 euros

Places réservables : 216/300
Places disponibles sur place : 200

Lieu :

Institut Océanographique
195 rue Saint-Jacques
75005 Paris


source: www.inrees.fr




Vendredi 8 Mai 2009
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