« Ceux qui battent les chiens à mort font quelque chose que la société devrait condamner. Sans attendre de savoir si le chien a des droits abstraits et métaphysiques.» (S. Clark, non daté).
« Il n’y a aucune raison objective de considérer que les intérêts des êtres humains sont plus importants que ceux des animaux. Nous pouvons détruire les animaux plus facilement qu’ils ne peuvent nous détruire : c’est la seule base solide de notre prétention de supériorité. Nous valorisons l’art, la science et la littérature, parce que ce sont des choses dans lesquelles nous excellons. Mais les baleines pourraient valoriser le fait de souffler et les ânes pourraient considérer qu’un bon braiment est plus exquis que la musique de Bach. Nous ne pouvons le prouver, sauf par l’exercice de notre pouvoir arbitraire. Tous les systèmes éthiques, en dernière analyse, dépendent des armes de guerre » (Bertrand Russell, 1932)
« Nous sommes absolument meilleurs que les animaux parce que nous sommes en mesure de donner de la considération à leurs intérêts : par conséquent, nous ne le ferons pas » (S. Clark, 1977)
II. L’homme, l’animal et Dieu par Baptiste Lanaspèze - Citations de J. Baird Callicott
« Le débat me semblait *au début des années 1980+ de plus en plus structuré par l’opposition entre d’un côté les anthropocentristes (les “humanistes moraux“ comme je les appelle) et les tenants de la libération animale (les “moralistes humains“).» Defense of the Land Ethic, «Introduction», 1989
« Il existe une troisième voie. Plutôt que d’imposer aux autres animaux notre aliénation de la nature et des processus naturels, nous autres humains pourrions réaffirmer notre participation à la nature en acceptant la vie telle qu’elle est donnée – sans sucre ajouté. Au lieu d’imposer un appareil juridique artificiel, des droits, etc. à la nature, nous pourrions prendre le chemin opposé et accepter, affirmer les lois naturelles, les principes biologiques, avec des limitations dans les sphères personnelles ou sociales humaines. » Defense of the Land Ethic, «Animal Liberation: A Triangular Affair», 1980
« L’éthique de la terre (land ethic), avec sa perspective écologique, nous aide à reconnaître et à affirmer l’intégrité organique du soi et l’impossibilité de distinguer nettement le soi et l’environnement. » Ibidem
« C’est de la poussière de la terre, du fond élémentaire le plus banal, que Dieu a tiré Homo Sapiens. Et c’est du même matériau qu’il a tiré toutes les autres créatures. Ces créatures sont aussi Ses enfants. (...) Que nous sommes étriqués dans nos sympathies. » John Muir, Quinze cent kilomètres à pied à travers l’Amérique
« De quel savoir au juste furent-ils éclairés? “Ils surent qu’ils étaient nus“. (...) Une fois conscients d’eux-mêmes, ils peuvent se voir comme point de référence axiologique. (...) Le péché originel est un péché d’anthropocentrisme. » J. Baird Callicott, Genèse, Wildproject, 2009
Indications bibliographiques
Peter Singer, La Libération animale, Grasset, 1993
J.-B. Jeangène Vilmer, Éthique animale, PUF, 2008
J. Baird Callicott, Genèse, Wildproject, 2009