La plupart des variétés actuellement cultivées ont été retenues pour leur rendement,
leur aspect, leur capacité à supporter la culture intensive ou les chocs de transport.
Une multitude d’espèces considérées aujourd’hui comme « anciennes » ont été
abandonnées parce qu’elles ne répondaient pas à ces critères. Certaines ont disparu.
D’autres ont perduré dans les catalogues mais, comme elles ne représentent pas un
intérêt commercial prépondérant pour les industriels de la semence, elles n’ont pas été
l’objet d’une sélection suivie. Seuls quelques semenciers se sont acharnés à maintenir la
qualité de ces graines. Certains continuent à les améliorer. Pour tompress, qui s’adresse
aux particuliers et aux petites structures artisanales qui cherchent d’abord à obtenir de
bons produits, cette sélection rigoureuse est capitale pour récolter en abondance des
fruits ou des légumes vraiment riches en saveurs. Le produit transformé, cuisiné ou
conservé doit d’abord être un « bon » produit.
Toute l’intelligence du jardinier en quête de saveurs consiste à favoriser la
croissance naturelle de la plante, sans la brusquer. Il peut nourrir et loger les
insectes bénéfiques, soigner l’interaction avec les autres végétaux, enrichir ses
sols et varier ses cultures mais en tout premier lieu, il doit travailler sa terre en
respectant ce qui la rend fertile. Singer les méthodes de l’agriculture industrielle
en retournant profondément la terre est un non-sens. On remonte les mauvaises
graines, on enterre des végétaux qui, privés d’air, vont fermenter sans se
décomposer et on tue les organismes qui créent l’humus. En détruisant l’humus
et ce qui le crée, on appauvrit les sols. La terre lessivée par la pluie ne retient plus
l’eau et perd sa capacité à fixer les nutriments. Enfoui, l’humus conduit à une
minéralisation rapide de la matière organique et à des pertes de sol couramment
estimées à 10 tonnes par an et par hectare. Il dégage même des composés
toxiques alors qu’en surface il délivre aux racines l’azote et le phosphore dont les
plantes ont besoin. L’absence d’humus est d’ailleurs ce qui caractérise les déserts.
Par contre, en aérant la terre et en permettant son oxygénation, on favorise les
organismes et micro-organismes qui la rendent fertile.
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