Un usage pour tous : la voie cutanée
Les petites molécules des huiles essentielles, une fois frictionnées sur la peau, traversent très rapidement les couches externes et pénètrent dans le sang qui va les véhiculer vers les cellules de tous les autres organes. Les traces des ces molécules dans le sang sont visibles plusieurs heures après l’application.
L’action de l’huile essentielle va se manifester directement sur l’organe en correspondance de la peau touchée, mais s’étendra par la suite, par propagation à travers le sang, à toutes les cellules de l’organisme, en améliorant ainsi la fonction des différents organes.
Les parfums dans l’air : la voie olfactive
Les odeurs ne laissent personne dans l’indifférence, d’autant plus qu’ils vont toucher notre inconscient. En effet, les aires corticales du cerveau préposées à la perception olfactive sont en connexion avec la partie siège des émotions, ce qui fait que chaque odeur (notre cerveau peut en mémoriser environ 10.000) éveille en nous un sentiment différent.
Grâce à la rapidité de pénétration, on traite ainsi différentes pathologies, même au niveau psychologique ou psychosomatique, telles que le stress, l’anxiété et certains états dépressifs.
Réservée aux professionnels : la voie interne
La prise par voie interne se fait sous la surveillance d’un expert dans la matière et toute automédication est à proscrire. La prudence est obligatoire car les huiles essentielles peuvent se révéler très toxiques, si mal utilisées. Les huiles essentielles à prendre par voie interne sont normalement déjà préparées sous forme de gélules ou de mélanges dilués ou encore de suppositoires.
Pour en savoir plus:
Alessandra Moro Buronzo, Le grand guide des huiles essentielles, Hachette Pratique, 2008